Comprenez l’évolution de la réserve en eau de vos parcelles.
Vous rapprochez les besoins estimés de la culture, la météo et les apports enregistrés. Le bilan hydrique vous aide à surveiller votre tour d’eau, en complément de vos observations de terrain.
Trois informations à lire ensemble
La réserve utile (RU)
La courbe bleue représente la RU disponible estimée, en millimètres, sur une échelle allant de 0 à la RU de la parcelle. Elle évolue à partir de votre réserve de départ, des pluies, des irrigations et de la consommation estimée de la culture.
Les besoins de la plante
La courbe verte représente le besoin estimé de la culture, sans stress hydrique, en mm/jour. Le calcul utilise l’évapotranspiration de référence et un coefficient cultural lié au développement de la culture.
L’historique
Vous choisissez une période : 7 jours, 1, 2, 3 ou 6 mois, 1 an ou tout l’historique disponible. La réserve ne peut être reconstituée avant sa date de référence.
Commencez par une référence fiable
Renseignez la réserve utile (RU) de la parcelle : une valeur connue ou une estimation tenant compte du sol et de l’enracinement.
Indiquez la réserve disponible de départ et la date à laquelle elle correspond.
Vérifiez la culture et son stade, observé ou estimé, et enregistrez les irrigations réalisées.
Complétez ou corrigez les observations de pluie lorsqu’une information de terrain est disponible.
Comment interpréter les courbes ?
Une réserve estimée qui diminue alors que les besoins restent élevés invite à vérifier la situation dans la parcelle et le prochain passage prévu. Les apports et la pluie doivent être lus avec cette évolution, pas seulement avec la dose du dernier passage.
Deux courbes, deux unités
La réserve est exprimée en mm sur l’axe gauche, le besoin estimé en mm/jour sur l’axe droit : le croisement des lignes n’est pas un seuil de stress hydrique. Le graphique n’est pas une mesure directe de l’humidité du sol et ne garantit pas que les besoins sont effectivement couverts.
Les recommandations dépendent des données météo et agronomiques renseignées. Votre observation du terrain et les restrictions d’irrigation applicables restent prioritaires.
Anticiper le prochain passage, pas seulement lire la réserve du jour
La question pratique est : dans quel état sera la parcelle lorsque le matériel pourra réellement y intervenir ? Rapprochez l’évolution du bilan, les pluies possibles et la durée de votre tour d’eau. Un besoin élevé n’est pas, à lui seul, une dose à apporter immédiatement.
Réserve en baisse, passage éloigné
Vérifiez la fiabilité de la réserve de départ et le stade observé. Si la situation se confirme, examinez la priorité de la parcelle dans le tour d’eau et la disponibilité du matériel.
Pluie annoncée avant le passage
Distinguez prévision et pluie reçue. Examinez son incertitude avant de déplacer le passage, puis corrigez le bilan avec les observations disponibles. Toute la pluie ne rejoint pas nécessairement le réservoir racinaire.
Apport enregistré, réserve peu remontée
Contrôlez date, dose et passage réellement effectués, puis les besoins sur la même période. Un apport peut compenser la consommation sans reconstituer toute la réserve ; le bilan ne mesure pas l’uniformité de l’arrosage.
Un cas fictif : que reste-t-il au moment du passage ?
Une parcelle dispose d’une RU renseignée de 120 mm et d’un stock estimé de 60 mm aujourd’hui, soit 50 %. Le matériel ne sera disponible que dans trois jours. Pour illustrer la lecture, supposons un besoin constant de 5 mm/jour, sans pluie ni irrigation intermédiaire.
Lecture simplifiée : 60 − (3 × 5) = 45 mm, soit 37,5 % de la RU
Ce résultat invite à examiner le prochain créneau et la sensibilité de la culture. Il ne dit ni que la parcelle est déjà en stress, ni qu’il faut apporter une dose donnée. Les conditions réelles, l’enracinement, la RFU et l’évolution météo peuvent changer la décision.
Cet exemple est un calcul pédagogique, pas une prévision produite par IRRINEO. Il ne tient pas compte des pertes, des remontées capillaires ou de l’évolution quotidienne des besoins.
Les repères qui changent l’interprétation
RU et RFU : la RU décrit le réservoir d’eau utilisable par la culture ; la RFU en est la partie mobilisable avant limitation hydrique. Un pourcentage restant de RU n’est donc pas un seuil de déclenchement universel. La qualité de l’estimation du sol et de l’enracinement compte.
ET0 et Kc : l’estimation usuelle de l’évapotranspiration de la culture en conditions standard est ETc = ET0 × Kc. Le coefficient dépend notamment du développement de la culture. Cette consommation estimée n’est pas directement la dose brute à programmer sur votre matériel.
Pluie et dose : le bilan simplifié additionne la pluie et les doses enregistrées. Le calcul ne distingue pas encore la part de pluie réellement infiltrée ni les pertes d’application : le stock affiché reste une estimation, à confronter aux observations de terrain.
IRRINEO est actuellement en phase de développement. N’hésitez pas à me contacter pour une question, un besoin particulier ou une difficulté : vos retours m’aident à améliorer l’application.